Edito mars 2026

Genève remet les parents au centre — et les militants s'affolent

Ça commence à sentir le roussi pour ceux qui, jusqu’à présent grassement subventionnés par l’État de Genève, venaient dans les écoles primaires et les cycles promouvoir le changement de sexe auprès des enfants. Les jeunes mal dans leur peau, souvent déjà nourris d’une propagande intense sur les réseaux sociaux, trouvaient à l’école le relais d’une idéologie qui prétend que la réalité biologique n’est qu’une option.

À l’heure où les sociétés occidentales amorcent timidement un retour à la prudence, les militants s’offusquent d’un changement de cap de l’école genevoise. Pensez donc ! Le DIP a eu l’audace de rendre publique la procédure qui régit l’accompagnement des élèves se déclarant « transgenres ». Pire, il a été décidé, depuis la rentrée 2024, que les parents devaient donner leur accord avant que ne soit entreprise toute démarche, à commencer par le changement de prénom et de pronoms à l’école.

Les parents à nouveau pris en compte

Fini les cachotteries autour d’un nouveau prénom que l’enfant porte en classe à l’insu de sa famille. Fini les carnets de notes en double, avec deux prénoms différents  – un pour l’école, un pour la maison – et les conflits de loyauté inextricables des enseignants envers les parents. La précipitation à enclencher coûte que coûte un processus aux conséquences lourdes est enfin remise en question.

Car le changement de pronoms et de prénom n’est pas une démarche sans risque. C’est un acte qui engage toute la classe, difficile à intégrer pour les camarades, et dont il est prouvé que le retour en arrière exige de l’intéressé un courage considérable. Les militants eux-mêmes ne s’y trompent pas, qui le disent sans détour : lorsqu’un enfant « transitionne », c’est toute la classe qui « transitionne ».

La contre-offensive militante

Horrifiée par ce frein à son influence dans les écoles, la fédération romande des associations LGBTQ+ a organisé une réunion consacrée à la « défense des droits de l’enfant à l’école dans un contexte de désinformation »  – entendez : dans un contexte où les parents osent reprendre la main. La réunion s’adressait en particulier aux parents présents dans les Associations de Parents d’Élèves, car la fédération en a aussi gros sur la patate depuis que des parents critiques de sa ligne siègent à la faîtière des APE.

Quelques centaines de militants ont par ailleurs signé un appel publié dans Le Courrier pour dénoncer le « complotisme » et la « désinformation » au sein de la FAPEO. Comme d’habitude, la mécanique est la même : quiconque conteste le dogme est taxé de complotiste.

L’attitude des médias

On notera que les médias présents à cette réunion se sont bornés à relayer les revendications militantes, sans distance critique ni contradiction. On peut leur conseiller de s’informer sur le recul des politiques dites « progressistes » au Royaume-Uni, en Norvège, en Finlande, au Danemark, sur les effets documentés des bloqueurs de puberté – fragilisation osseuse, impact sur le développement cérébral – et sur les témoignages de plus en plus nombreux de jeunes qui « détransitionnent » . L’occultation de leur détresse par des groupes si soucieux de la « défense des droits des enfants » reste, pour le moins, paradoxale.

Ce qu’il reste à obtenir

Le changement de cap du DIP est un premier pas. Mais un premier pas n’est pas une victoire. Il faut désormais que ce principe  – pas de démarche sans l’accord des parents – soit inscrit dans des directives claires, applicables dans toute la Suisse romande, et assorti de garanties contre les pressions militantes au sein de l’école. Les parents ne demandent rien d’extravagant : ils demandent à exercer leur responsabilité. C’est un droit. C’est aussi un devoir.

Le Comité du Collectif Parents Suisse